PEB G — Energieverslinder

Classe PEB G : Passoire Énergétique

La classe G est la pire classe énergétique possible. Ces bâtiments consomment énormément et nécessitent une rénovation en profondeur.

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Que signifie la classe PEB G ?

La classe PEB G est la dernière de l’échelle énergétique. Elle regroupe les bâtiments dont la consommation dépasse 345 kWh/m² par an, soit plus de 7 fois la consommation d’un bâtiment neuf. Le terme « passoire énergétique » n’est pas usurpé : la chaleur s’échappe par toutes les parois du bâtiment.

Ces bâtiments sont généralement des constructions d’avant les années 1960, sans aucune isolation, avec du simple vitrage, des systèmes de chauffage obsolètes et de nombreuses infiltrations d’air non contrôlées. Certains présentent même des défauts structurels aggravant les déperditions thermiques.

La classe G représente encore environ 10 % du parc résidentiel belge, un chiffre en diminution progressive grâce aux rénovations. Ces bâtiments sont les premiers visés par toutes les réglementations régionales d’obligation de rénovation.

Consommation énergétique d’un bâtiment classe G

Un bâtiment classe G consomme plus de 345 kWh/m²/an, et certains dépassent même les 500 kWh/m²/an. Pour une maison de 150 m², cela représente plus de 51 750 kWh par an au minimum, générant des factures énergétiques supérieures à 5 300 € par an — et fréquemment au-delà de 7 000 €.

Le quotidien dans une passoire énergétique est synonyme d’inconfort permanent : courants d’air glacials, murs et sols froids au toucher, condensation généralisée en hiver, moisissures récurrentes dans les pièces les moins ventilées. La santé des occupants peut être affectée par l’humidité chronique et la mauvaise qualité de l’air.

En comparaison, un bâtiment neuf classe A consomme 8 à 10 fois moins d’énergie. La différence annuelle de facture peut atteindre 5 000 à 6 500 €, soit le coût d’un petit véhicule neuf en 3 ans de surcoût énergétique.

Impact de la classe G sur la valeur immobilière

Un bâtiment classé PEB G subit la décote la plus importante du marché immobilier belge, estimée entre 20 et 35 % par rapport à un bien équivalent en classe C. Sur une maison de 300 000 €, cela représente une perte de valeur de 60 000 à 105 000 €.

Le marché des biens classe G se rétrécit. Les banques sont de plus en plus réticentes à financer l’achat d’un bien énergétiquement déficient sans plan de rénovation. Certains établissements exigent désormais un budget rénovation dans le plan de financement.

Pour les propriétaires actuels, la question n’est plus de savoir s’il faut rénover, mais quand et comment. Chaque année sans rénovation aggrave la dépréciation du bien et augmente le coût cumulé des factures énergétiques. L’inaction est l’option la plus coûteuse.

Comment rénover une passoire énergétique ?

La rénovation d’un bâtiment classe G doit être pensée comme un projet global. Un audit énergétique approfondi est indispensable pour évaluer l’état de chaque composant et définir une stratégie cohérente. L’objectif recommandé est de viser directement la classe B ou A pour maximiser l’impact et les primes.

Les travaux prioritaires incluent l’isolation complète de l’enveloppe (toiture, murs, sol), le remplacement de toutes les menuiseries extérieures par du triple vitrage, l’installation d’un système de chauffage performant (pompe à chaleur idéalement) et d’une ventilation mécanique contrôlée avec récupération de chaleur.

Le budget d’une rénovation profonde se situe entre 50 000 et 100 000 €, mais les primes majorées pour les bâtiments classés G, cumulées aux prêts à taux zéro régionaux, peuvent réduire l’investissement net de 40 à 60 %. Le retour sur investissement est rapide grâce aux économies d’énergie massives.

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